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Ballet de l'Opéra de Paris 'Giselle' - 10 juillet 2003 par Jean Luc Donay Palais Du Garnier, Paris
Distribution : Elisabeth Maurin (Giselle) – Benjamin Pech (Albrecht) – Wilfried Romoli (Hilarion) – Eleonora Abbagnato (Myrtha)
Elisabeth Maurin m'a beaucoup
beaucoup plu. Elle est une Giselle très intéressante dramatiquement
et pour l'avoir vue trois fois auparavant, elle peaufine son jeu d'années
en années. Elle m'a juste un peu déçu au niveau de
sa technique : si elle ne danse pas petit (ses sauts sont amples et rapides)
sa petite batterie, notamment au deuxième acte était imprécise
et grossière. C'est dommage, car elle possédait auparavant
une technique fine et ciselée du jeu de bas de jambe, mais là,
ce n'était pas vraiment précis. La deuxième chose
est plutôt amusante : à son entrée du 1er acte, la
porte a refusé de s'ouvrir...Si bien, qu'on voyait la porte bouger
désespérément, et pas de Giselle, tandis que l'orchestre
était planté sur la note qui précède la musique
où elle rentre ! Cela a bien duré 10 ou 15 secondes, et
finalement Giselle est apparue, mais venant du jardin attenant derrière
la maison. Dans le double rôle d’Albrecht/Loys, Benjamin Pech a été pour moi une révélation. Sa technique est propre, ses sauts sont très légers, ses entrechats furent rapides et précis. Son jeu m'a énormément plu, on le sent très amoureux de Giselle, et plutôt prisonnier de sa noble condition. Juste avant la scène de la folie, il part avec Bathilde, mais on a l'impression que c'est contre sa volonté, et qu'il fait plutôt son devoir. Au deuxième acte, il est bouleversant d'émotion. Je dois dire que Benjamin Pech est aussi un très bon partenaire, et qu'il s'accorde très bien avec Elisabeth Maurin. Bref, un Albrecht inattendu et très intéressant. Quant à Eléonora
Abbagnato (Myrtha) dansait pour la première fois ce rôle.
Elle s'en est sortie avec brio et autorité. Elle est une Myrtha
froide et souveraine. Mais lors de son entrée, on la sent déjà
autoritaire, mais il y a une petite note de poésie, dans ses piétinés,
avec ses bras très aériens, et dans sa variation, qui est
bienvenue et inattendue. Ce n'est que quand les Wilis entrent, qu'elle
devient encore plus glaciale et quasi dictatoriale. Wilfried Romoli (Hilarion)
a campé un personnage tout à fait correct bien meilleur
en Hilarion qu'en Lescaut et je n'ai pas grand-chose à rajouter
par rapport à ce qui a été déjà écrit. Pour finir, je suis très content car j'ai vu un excellent spectacle. C'est dommage pour l'orchestre qui a un peu gâché la soirée. Je suis ravi d'avoir vu Elisabeth Maurin, qui pour moi, est une de mes Giselle préférées parmi toutes celles que j'ai vues. La prestation de Benjamin Pech était très bien trouvée et intéréssante, tandis que celle d'Eléonora Abbagnato avait beaucoup de classe et de lyrisme (pour son entrée, mais après non), ce qui est plutôt une agréable surprise. Edited by Catherine Schemm Please join the discussion in our forum. |
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