home
forum
magazine
features
reviews
interviews
events
links
gallery
whoweare
search

 

l'Opéra National de Paris/Paris Opera Ballet

'Clavigo'

by Audrey Delsanti

25 Octobre, 2003 -- Palais Garnier, Paris

 

Une belle distribution !

Je découvrais ce ballet de Roland Petit : les décors sont sobres et la chorégraphie est relativement pure mais centrée autour de l'action. Cette ambiance plutôt intimiste est assez appréciable. La musique de Gabriel Yared est très "cinématographique" ce qui n'est pas très étonnant vu son parcours.

Je voyais également pour la première fois Clairemarie Osta (Marie) en chair et en os et je dois dire que j'ai été plus qu'agréablement surprise. Je l'ai trouvée délicate, sobre et touchante. Le cote un peu "poupon" de Karl Paquette (son frère, Beaumarchais) et la fragilité affichée de Clairemarie les auréolait d'une candeur et d'une innocence qui contrastait bien avec l'univers et les comportements de Clavigo et de ses acolytes.

Nicolas Le Riche est un Clavigo de belle carrure, imposant, sachant jouer de son charme. Malgré les futilités de son comportement, on le sent réellement touche par Marie. Des la première apparition, elle ne le lâche pas des yeux : candide et timide, mais résolument décidée ! Le couple qu'ils forment est joliment touchant. Qu'ils sont beaux tous les deux !

Le duo d'amis Yann Bridard (Carlos) - Nicolas Le Riche fonctionne plutôt bien, non sans malice : ils ont l'air résolument complices et se tiennent sincèrement les coudes dans le vice comme dans les situations plus périlleuses. L'ami fidèle (Carlos) a des jolis relents de Sganarelle chez Molière. Même fidélité, même malice... Techniquement, les deux danseurs ont belle allure.

La ou je pense sérieusement que l'on est gâté par la distribution, c'est lors de l'apparition d'Isabelle Ciaravola et de Céline Talon en entraîneuses drôlement séductrices. Leurs superbes lignes de jambes et de pieds et leurs tours de charme font que l'on a aucun mal a imaginer pourquoi les deux compères (Clavigo et Carlos) succombent et s'encanaillent avec délice.

Lorsque Clairemarie se met a rêver de Clavigo (dans un tableau a la jolie scénographie) sa sobriété et sa retenue font qu'on se prend a rêver d'une Clairemarie en "Giselle". Je serais curieuse de voir le résultat avec peut-être une Giselle de la trempe de celle que nous a offerte Elisabeth Maurin en juillet dernier (même ci celle-ci reste exceptionnelle a mes yeux).

Marie-Agnès Gillot joue son étrangère plus dans la puissance et la domination que véritablement dans la séduction. Elle est évidemment magistrale (avec notamment des équilibres et des ralentis incroyables, mêmes si quelques pirouettes étaient un peu moins assurées), mais je verrais le personnage plus dans l'ambiguë que dans cette sorte de toute-puissance. En fait, je verrais bien Isabelle Ciaravola dans le rôle.

En bref, j'ai passe un bonne petite soirée, plutôt réjouissante (sentiment très différent du "mi-figue mi-raisin" comme on dit dans le sud, que j'éprouvais en sortant de la soirée Balanchine)

 

Edited by Catherine Schemm











 

Please join the discussion in our forum.

Archives
2003
2002
2001
2000
1999


You too can write a review. See Stuart Sweeney's helpful guide.

For information on how to get reviews e-published on Critical Dance see our guidelines.
Comment publier des textes sur la page des critiques de Critical Dance cliquez ici.

Submit press releases to press@criticaldance.com.

For information, corrections and questions, please contact admin@criticaldance.com.