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l'Opéra National de Paris

'Clavigo'

par Laure-Myriam Jouilli

Soirée du 27 octobre 2003 - Opéra de Paris, Palais Garnier

Je m’en suis d’ailleurs beaucoup voulu de ne pas avoir écrit le post que j’avais prévu d’écrire, après la représentation du 23 octobre (soir de la première), mais j’ai été prise d’une certaine nonchalance, m’empêchant de m’atteler à cette tâche. Et bien m’en a pris, tant il est vrai qu’un second regard est parfois nécessaire et peut changer la vision que l’on a lors d’une première fois …

En effet, mes impressions à la sortie de la première étaient assez nuancées, non en ce qui concerne les prestations et qualités des danseurs, Clairemarie Osta, parfaite, fine, fluide, douce, légère, amoureuse, jouait de son corps comme d’un instrument dédié à l’amour devenu ensuite inerte et sans vie par le désespoir du désamour ou non amour de Clavigo. Marie-Agnès Gillot, belle, provocante, lascive et décidément garce, avec des jambes que je trouve de plus en plus superbes – Yann Bridard, très bon techniquement dans son rôle de Carlos l’ami dévoyé, et Nicolas Le Riche, parfait, excellent, formait un couple merveilleux, souvent amoureux de Clairemarie) mais en ce qui concerne le Ballet « Clavigo » lui-même !

En effet, j’ai tout d’abord été gênée par la musique, que j’ai trouvée très inégale (mais nous sommes toujours le 23 octobre …), tant dans le registre choisi que dans sa qualité, qui n’a pas su créer chez moi l’émotion que j’attendais. J’ai trouvé certains passages très beaux et certains autres assez décevants, n’évoquant rien chez moi !!! Cet ensemble n’a pas su créer l’émotion que je recherchais et que je pensais trouver (mais peut-être attendais-je inconsciemment une musique qui m’aurait rappelé Gabriel Yared dans ses bandes originales du Patient Anglais et de l’Amant, ce qui a certainement faussé mon écoute). Quand à la Chorégraphie, je l’ai trouvée, ce soir-là, comme la musique, finalement, c’est-à-dire très inégale. En dehors de certaines scènes objectivement superbes, j’ai eu du mal à trouver certaines autres scènes ne serait-ce qu’intéressantes.

Mais c’était le 23 octobre et le 27 octobre, ce fut bien différent !

Tout simplement, parce que j’ai adoré ! En un mot : tout ce que je n’avais pas apprécié – la musique et la chorégraphie, m’ont enchanté !
J’ai, dès la première note, adoré la musique de Gabriel Yared ! J’ai trouvé qu’elle était « faite » pour Clavigo ! Quelle coulait, qu’elle glissait parfaitement ! Et que musique et chorégraphie de Roland Petit allaient parfaitement ensemble pour former un tout, ayant du sens ! Là où je ne voyais que cassures, je n’y ai vu que ruptures justifiées.

La chorégraphie m’a énormément plus ! J’ai aimé autant les passage plus « modernes » que les passages classiques. J’ai trouvé que certains déhanchés masculins avaient des accents « Balanchiniens » …, J’ai trouvé parfait Yann Saiz dans le rôle de l’ami fier, rempli de dédain, pervers et sa performance « technique » était tout à fait à la hauteur de celle de Nicolas dans leur « combat » qui forcément donnait l’occasion de la comparaison ou de la confrontation…. La scène de rivalité et de complicité entre Nicolas et Yann est remarquable ! Elle est forte, dure, prenante et parfaitement en accord avec la musique.

Le duo formé par Nicolas et Clairemarie est tellement lumineux ! Le couple qu’ils forment dans la scène de la chambre (remarquable) et dans la scène des funérailles (tout aussi belle) est magique ! Ils s’aiment, ne forment qu’un, jouent avec leur corps, qui ne pourront finalement se rejoindre ! J’ai trouvé cela de toute beauté!

J’ai trouvé que tous les danseurs étaient bien meilleurs que lors de la première. Clairemarie encore plus limpide, Marie-Agnès encore plus belle et perverse, et Nicolas encore plus. Les mots me manquent, tant il me semble être heureux de danser Clavigo ! Et pour moi, c’est infiniment réjouissant de voir des danseurs que je sens épanouis et heureux de danser pour nous rendre ainsi d’autant plus heureux …

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l'Opéra National de Paris

'Clavigo'

par Ondine

Soirée du 3 novembre 2003 – Opéra de Paris, Palais Garnier

Je suis enfin allée voir "Clavigo", même si ce n’était pas la distribution que je voulais voir initialement. J ai donc vu celle de Mélanie Hurel, Benjamin Pech, Jérémie Belingard (Carlos), Isabelle Ciiaravola, Muriel Zusperreguy et Caroline Bance.

Ce ballet m'a beaucoup plu et j’ai passé un très bon moment mme si ce n’est pas bien sur un chef d’œuvre. J’ai beaucoup aimé la musique en elle même (contrairement à beaucoup de personnes apparemment). J ai été toutefois décue par certains rôles : je m’attendais a ce que les rôles secondaires dansent plus, notamment celui de Carlos (mme si il y a une très belle scene de "duel") et celui de l’étrangère (car on voudrait vraiment la voir danser davantage !!!).

Je n ai pas été convaincue par Mélanie Hurel, qui ne m’a pas semblé jouer dans la nuance et danse de manière un peu "convulsive" par moments. Le couple qu’elle forme avec Benjamin Pech n est ni très amoureux ni passionné et m a paru un peu fade. J’ai trouvé Benjamin très séduisant et presque coquin, même s’il n a pas le charisme et la présence de Nicolas Le Riche !

Il est vrai qu’Isabelle Ciaravola est magnifique dans ce rôle, il lui va vraiment bien, comment peut on lui résister? Quant aux deux filles, j’ai préféré Muriel Zusperreguy qui joue très bien l’aguicheuse à Caroline Bance qui est plus mutine et enfantine.

Edited by Catherine

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